2007 : Inauguration de la plaque VVL le 13 août
De la Vézère à la Voie Lactée
Août 2007
Info n°1
Une erreur s’est glissée dans l’évaluation de la part « hébergement » du séjour 2007 à l’île de Raie. En effet le nombre de nuitées total est de 146 et non de 157, ce qui influe à la fois sur le prix de la nuitée et sur la répartition des nuitées par personne. 1200 € : 146 = 8.2191 € est le nouveau prix à la « nuitée » (au lieu de 7.6433)
Voici un tableau récapitulatif :
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Calcul 26/07/2007 |
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Calcul 01/08/2007 |
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Nuit. |
Total |
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Nuit. |
Total |
Ecart |
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Les Klaus |
14 |
107.00 |
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14 |
115.06 |
-8.06 |
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Annie |
4 |
30.57 |
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4 |
32.87 |
-2.30 |
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Les Bizou |
28 |
267.51 |
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26 |
271.23 |
-3.72 |
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Julien |
7 |
7 |
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Les Nardin |
28 |
214.01 |
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26 |
213.69 |
+0.32 |
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Gil |
13 |
99.36 |
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12 |
98.62 |
+0.74 |
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Marcel |
13 |
152.86 |
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12 |
147.94 |
+4.92 |
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Lili |
7 |
6 |
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Jihem |
11 |
84.07 |
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10 |
82.19 |
+1.88 |
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Serge |
14 |
175.79 |
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13 |
172.60 |
+3.19 |
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Françoise |
9 |
8 |
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Nicole |
9 |
68.79 |
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8 |
65.75 |
+3.04 |
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157 |
1199.99 |
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146 |
1199.99 |
0 |
Cette erreur a légèrement pénalisé les personnes qui étaient en deuxième semaine et a assez fortement avantagé les personnes qui nous ont quittés en première semaine. Je propose malgré tout que nous en restions là !
Info n°2
La journée « Les Sources de la Vézère, Millevaches et les environs » est toujours possible. Cependant, il faudrait qu’elle ait lieu juste avant ou juste après la « fête à Jean-Marc » pour permettre à ceux qui se déplacent pour l’occasion de faire d’une pierre, deux coups : soit le vendredi 10 Août ce qui exclut Jean-Marc et Dany, soit le dimanche 12 ou le lundi 13 Août.
Indiquez votre préférence, svp ! Le programme pourrait être le suivant :
- 11H00 : Rendez-vous au sommet du Suc-au-May (alt. 908 m) dans le massif des Monédières, entre Treignac, Madranges, Saint-Augustin et Chaumeil.
- 12H30 : Repas à la ferme de Malagnoux située entre Lestards et Gourdon-Murat, par le col des Géants, 12.5 km de voiture sur route de montagne ou à Chaumeil, à l’auberge des Bruyères.
- Les ruines des Cars, direction Pérol/Vézère, par Gourdon-Murat et Bugeat, soit 21 km de voiture sur des départementales corréziennes (!!!), visite des ruines de la villa et du temple gallo-romains.
- La tourbière du Longeyroux, les sources de la Vézère, trajet en voiture de 10 km par Saint-Merd-les-Oussines puis promenade à pied, inauguration de la stèle « de la Vézère à la Voie Lactée ».
- Remontée sur Peyrelevade et les éoliennes installées sur le plateau de Neuvialle, par Millevaches et les sources de la Vienne ou par Meymac et le Mont Bessou (alt 976 m + une tour panoramique de 24 m, soit 1000m), point culminant de la Corrèze et de la région Limousin.
- Retour par Pigerolles, arrêt au monument aux morts de Gentioux « Maudite soit la guerre » et hommage au maire de l’époque (1922) Jules Coutaud, simple maréchal-ferrand qui eut le courage rare de faire ériger un monument pacifiste à la mémoire des 58 jeunes de la commune morts entre 1914 et 1918.
INAUGURATION DE LA PLAQUE VVL AUX SOURCES DE LA VEZERE
Saint-Merd-Les-Oussines, le 13 Août 2007
De la Vézère à la Voie Lactée
C’est un grand honneur pour nous tous que de participer aujourd’hui à la pose de cette plaque commémorative sur le site des Sources de la Vézère avec notre association dont le nom indique clairement la portée et l’ambition universelles que nous avons souhaité communiquer. Qu’il me soit permis de remercier chaleureusement la Présidente et les membres de l’Association présents. Je dois vous présenter les excuses de quelques uns d’entre nous retenus par des obligations antérieures ou par des raisons majeures : Dany, Annie et Michou.
Les autorités civiles et religieuses de la commune et du canton seront bien évidemment prévenues de notre manifestation, la presse également.
Oui, nous avons relié l’eau et le lait, deux symboles vitaux présents dans l’esprit de l’humanité depuis des millions d’années. Quel trait de génie que d’avoir associé l’eau de cette rivière avec la Voie Lactée c'est-à-dire le lait !
Le lait, premier aliment du nouveau-né est au centre de tous les mythes fondateurs : Zeus, nourri par la chèvre Amalthée la récompense en transformant une de ses cornes en « corne d’abondance ». Son fils Héraclès se jette avec une telle avidité sur le sein de la déesse Héra, qu’une giclée de lait en jaillit, traverse les cieux et forme la Voie Lactée, notre galaxie (du grec gala : lait).
Après leur abandon, les futurs fondateurs de Rome, les jumeaux Romulus et Remus, sont nourris par une louve. Totalement désintéressé, ce don de lait redore quelque peu l'image de la lupa, la louve à la fois crainte et méprisée (le mot latin désigne aussi la prostituée qui exerce son commerce dans le… lupanar).
L’eau a toujours fait l’objet de cultes chez les hommes. Les celtes utilisaient différents moyens pour faire disparaître les dépouilles humaines. Par exemple, dans certaines régions, les corps étaient enfouis dans un tronc d’arbre creusé et ce tronc était livré à la rivière. De même que les égyptiens font naviguer leurs morts sur le Nil pour changer de rive, les derviches indiens peuvent “ noyer ” des corps dans l’eau sacrée du Gange. Les civilisations qui se sont construites autour de fleuves ont intégré la notion de départ et de voyage à celle de la mort : partir loin sur le fleuve ou la mer, “ c’est mourir un peu ”. Les thermes romains avaient une très grande importance dans la vie quotidienne et revêtaient 2 usages : bains hygiéniques et immersions dans des eaux curatives.
Il existe plus de six mille « bonnes fontaines » répertoriées par le clergé en France, ces fontaines ne correspondent visiblement pas à des besoins particuliers en eau, mais seraient des lieux de culte probablement celtes. Ces lieux sont souvent identifiés par une trilogie mégalithe (ou rocher) / chêne / source. Toutes les religions placent l’eau au centre de rites fondamentaux : la purification, le baptême avec ablutions ou immersion.
Mais revenons à notre Vézère.
La Vézère prend sa source ici même, dans la Tourbière de Longéroux, sur le plateau de Millevaches. C’est une rivière de 211 km de long, avec un débit moyen de 60 m3/s qui se jette dans la Dordogne. Renommée chez les kayakistes, la Vézère est connue aussi comme la "Vallée de l'Homme" en raison des sites préhistorique célèbres qui se succèdent le long de son cours en particulier dans le département de la Dordogne (Lascaux, Les Eyzies ...).
J’ai personnellement passé tous mes étés jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans dans le lit de la Vézère ou sur ses rives entre les ponts du Verdier et de Vernéjoux. Plus tard, je les ai passées dans d’autres lits. (Je veux parler de mes vacances !).
Gil, puis Marcel, Klaus et moi, plus tard Nardin avons regardé mélancoliquement couler la Vézère sous les hauteurs du lycée municipal d’Uzerche. Nous tentions, malgré les interdictions formelles des pions et la grande distance entre la cour du lycée et la rivière, d’y lancer de menus cailloux, voire de belles pierres. Certains étaient des experts à ce jeu, et quelques fois nous pouvions observer le plouf, suivi de remous à la surface de l’eau, preuve indéniable de la réussite du jet. Celui qui réussissait cet exploit était un héros. Cependant, la plupart du temps, ces tentatives restaient vaines et les pierres lancées par nos bras trop maigrichons tombaient dans les jardins potagers bordant la rive, voire sur les passants qui cheminaient Avenue de Paris.
A cette même époque, Lili et Annie pensionnaires du Collège d’Enseignement Général d’Uzerche situé sur l’autre versant du promontoir uzerchois, voyaient couler la même eau. En effet, la Vézère ceinture presque entièrement la Cité et en a d’ailleurs fait une citadelle inexpugnable depuis plusieurs millénaires : les Sarrazins renoncèrent à la prendre au cours de leur retraite après la défaite de Poitiers en 732 et elle est depuis 1374 et la guerre de 100 ans, devenue Uzerche-la-Pucelle, avec la mention « non polluta » (jamais souillée) inscrite sur ses armoiries !
Marcel, Klaus et moi avons regardé couler la Vézère de 1961 à 1967. Voilà pourquoi nous avons adopté la date de 1961 comme point de départ d’une aventure extraordinaire, une aventure dont nous n’avions pas du tout mesuré l’ampleur, une aventure dont nous commençons à peine à mesurer la valeur, la richesse, la rareté. Une aventure qui continue, qui perdure comme on dit maintenant, depuis 46 ans, une aventure qui a traversé avec nous les années, les évènements, les épreuves en nous enrichissant de tant de moments partagés. Serez-vous d’accord avec moi pour considérer que le partage constitue la plus belle des valeurs ? Un bonheur partagé se magnifie, s’amplifie à l’inverse du gâteau dont les parts diminuent si on le partage, de même la douleur et le malheur deviennent moins insupportables si ils sont partagés. Comment ne pas avoir maintenant une pensée pour Louis qui aurait aimé être là, au cœur de ce département qu’il aimait tant. Et je suis sûr qu’il nous aurait dit : « OK, c’est bien beau de faire ça Saint-Merd-les-Oussines, mais c’est chez Chirac et ça me plait pas ! L’an prochain on va à Uzerche ! »
Et pourquoi pas ? Maintenant que nous connaissons la date de naissance réelle de notre aventure, elle est gravée sur cette plaque commémorative plantée aux Sources de la Vézère. Pourquoi ne pas jalonner la Vézère de notre empreinte ? Pourquoi ne pas choisir des lieux au symbolisme fort et nous les approprier ?
Ici, nous sommes entre le Puy Pendu, le Puy Couillou, le long du Chemin du Loup !
Que d’histoires derrière ces noms !
Que penser du Rocher des Folles à Treignac ?
De la Tranugie du côté de Peyrissac ?
De la Soudaine ? un petit ruisseau qui rejoint la Vézère vers Affieux
Du Gour Noir, à Uzerche ?
Du village de Gratterogne après le confluent avec le Brézou ?
Et bien sûr des rives de Puy-Grolier ? (c’est là que nous lancions des pierres en 1961)
Je formule le vœu que la date de fin de notre aventure survienne le plus tard possible. Que nous vivions encore de ces moments de partage qui font la vie riche.
C’est à nous de décider …
Nous sommes responsables de nos actes, nous sommes acteurs de nos vies et c’est NOUS qui déciderons de la suite de notre aventure, pas les autres, pas les évènements extérieurs.
Nous sommes des HUMAINS.
Nous sommes sur LE CHEMIN de la Voie Lactée.
Le chemin sera long, mais nous avons tous envie de continuer.
CONTINUONS !
Serge
