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De la Vézère à la Voie Lactée
30 mars 2025

2006 : Ile de Ré en été

 ILE DE RÉ : Que du Bonheur !

15 juillet 2006 – 29 juillet 2006 

deux vidéos avant de lire le compte-rendu :

Le Tour de l'île de Ré en 2006 et Tranches de vie sur l'île de Ré

 Le Tour de l'Ile en vélo

 

 Tranches de vie sur l'île de Ré

Arrivée vers 19h : Tous ceux qui devaient être là sont  là, contents de se retrouver pour des jours prometteurs, seuls manquent à l’appel les Nardin qui nous rejoindront à l’Antioche. Furieux, ou plutôt en colère, Nardin, un tantinet de mauvaise foi, affirme avoir attendu ½ heure devant la maison !…

Après un modeste repas, piaffant de retrouvailles, la troupe se regroupe dans la petite cour de notre modeste logis. Bizounette a déjà descendu sa literie ! Joëlle tend le trousseau de clés à Jean-Claude. Aucune clé ne parvient à ouvrir la porte d’entrée, Liliane, la valeureuse, escalade le muret au péril de sa vie, sans rapporter le sésame libérateur. Tous deux se rendent alors à la porte d’entrée qu’ils essaient en vain d’ouvrir. Joëlle, blême, commence à « gamberger » : ne seraient-ce pas les clés du lycée ? Les sourires s’effacent des visages laissant place à des rictus crispés. Jean-Claude laisse percer sa mauvaise humeur, il s’en prend même à Bizounette « Ça n’est pas la peine de descendre tes oreillers, on ne pourra pas coucher là ! ». Après de longues minutes d’attente et de nombreuses tentatives de déverrouillage et d’ouverture, la porte s’ouvre … Jean-Claude s’était simplement trompé de porte ! Depuis le début, il s’acharnait sur la serrure du voisin ! Le ton du séjour était donné.

 

La délivrance, la chaleur de la maison retrouvée, chacun reconnaît ses repères et reprend la même  couche que lors du séjour précédent : la nature humaine a horreur du changement, porteur d’angoisse ! Certains, plus observateurs, découvrent des nouveautés : les peintures aux couleurs « flashies » mais harmonieuses de la grande salle de vie, la porte des WC, en forme de cabine, la disparition de la voile en guise de parasol, le petit mur qui rend la cour encore plus intime.

La chaleur des premiers jours se veut généreuse et nous comble d’abondance, nous clouant même dans nos abris. Nous ne pouvons sortir que tard dans la journée. Seuls Lili et son chevalier servant se lancent sur les pistes en pleine canicule, revenant écarlates et ébouriffés devant les yeux admiratifs et légèrement envieux de leurs camarades. Cela permet aux amateurs du Tour de France de s’avachir devant la télé, certains suivront les ascensions dans un rêve (voir les photos des frères Chauffour ou de Nicole). Naïfs et encore dupes, nous nous émerveillons devant les performances de cet américain tricheur. Nardin taquine Joëlle au sujet de son admiration pour Moreau, coureur certes malheureux dans l’épreuve mais honnête, lui !

Puis, nous retrouvons avec plaisir nos vélos de location pour de longues ballades, sur les chemins de bord de mer, longeant les terrains vagues tapissés de lapins détalant dans un vacarme de culs blancs. A l’occasion de l’une d’elles, alors que nous mangions délicieusement dans le meilleur restaurant d’Ars-en-Ré, un homme à la tignasse blanche et bouclée surmontant d’épais sourcils sombres, gare son vélo au pied de l’église … « On dirait Domenech ! », lance Joëlle en guise de plaisanterie. C’est alors qu’une superbe brune surgit dans son sillage. Mais c’est bien sûr, c’est la belle Estelle, l’ancienne femme de Pirès ! Alors c’est bien vrai, c’est Domenech. Le Grand, dans un élan fougueux, brandit sa grande carcasse en criant « Bravo Raymond ! » sous un tonnerre d’applaudissements de ses comparses.

 

Quelques incidents émaillent les trajets : Michel englué dans ses tracas de fin de carrière n’a pas procédé aux élémentaires vérifications de sécurité des vélos de la famille : à deux reprises, Lili a frôlé la mort, mais coachée par son chevalier servant, il ne pouvait rien lui arriver (de grave !).

Joëlle a surpris tous les commentateurs par sa forme cycliste, elle s’est d’ailleurs étonnée elle-même. Jadis, elle était à la traîne du groupe, suant sang et eau pour rallier les arrivées dans les délais, maintenant elle caracole en tête et galvanise ses coéquipiers.

Après avoir longtemps recherché la plage idéale, chacun a convenu que la plage sud de Rivedoux offrait tous les avantages (proximité, sable, ombre, qualité de l’eau …). Il en est ainsi, on recherche toujours ailleurs ce qu’on a sous la main … y compris dans les histoires d’amour !

Rivedoux : ses arbres à l’ombre accueillante et propice au repos des rougeauds, la plage avec ses cailloux blancs, lisses comme des phoques affalés sur le sable, merveilleux oreillers pour les lecteurs et les amateurs de mots croisés, le soleil généreux qui de sa langue brûlante vient lécher les bourrelets hivernaux, la mer, malgré ses cailloux tranchants comme des rasoirs sur la rive, dans un balai de va et vient incessants, susurre à l’oreille des baigneurs des secrets et des mots salés et les convainc de se laisser tenter … Elle engloutira dans ses entrailles les superbes lunettes de Serge, certains ont douté … ce qui l’a prodigieusement agacé !

 

Un soir, un petit groupe s’en est allé visiter le Centre de Thalasso de Sainte-Marie-de-Ré : des installations superbes et luxueuses, la promesse de papouilles alléchantes, à 2 ou 4 mains : le pied ! En guise d’au revoir, parce qu’ils comptaient bien nous revoir ! un petit cocktail nous a été servi : pineau blanc ou rouge dont certaines ont longuement abusé ou jus de fruits.

Seule Liliane y retournera pour profiter de l’initiation gratuite qui nous avait été remise.

 

Un jour, le zoo du phare des Baleines a reçu la visite de son fidèle et solitaire aficionado. La retraite sera-t-elle assez longue pour cet ami des singes et des perroquets ?

Nous avons eu le plaisir de recevoir Céline et Nicolas. Ce dernier a eu la mauvaise idée de vouloir suivre des « énervassés » du vélo : « Dur, dur ! », s’écria t-il en engloutissant son deuxième baron de menthe à l’eau. Il jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus.

Puis Mimi nous a rejoint pour un séjour éclair : 3 jours ! Pourquoi ? Le groupe lui apporte tant ! Après tout, sa présence n’était pas souhaitable après le piètre muscat qu’elle avait fait porter : un désagréable goût de vinaigre ou plutôt de liquide lave-vitres, qui en a rebuté plus d’un. Il faudrait éviter, à l’avenir, de stocker le vin dans des bidons d’essence ou de désherbant !

 

Il y a eu aussi la brocante, toujours aussi nulle, même Bizounette n’a rien acheté ! C’est dire !

Beaucoup se rappelleront aussi de l’eau de vie du voisin qui draguait effrontément Bizounette d’ailleurs ! Serge s’est livré à quelques brûlantes et lumineuses expériences avec ce breuvage.

Puis vint le clou du séjour : le pique-nique ! Un soir, sur la plage, alors que le soleil piquait du nez dans l’Océan, dans le clapotis des vagues se rendant dans un dernier soupir à la grève, les galets rondouillards,  impitoyables avec les chevilles mais tellement accueillants pour les postérieurs, la découverte des succulents macarons glacés de Lili, les lumières de la côte se mêlant aux étoiles, jaillies une à une des ténèbres offraient un spectacle féerique, couronné par un feu d’artifice venu de loin fêter l’anniversaire de Lili. La lumière aveuglante d’un falot brandi par des mains hostiles, réveillant les peurs d’enfants pris sur le fait, ces pieds paniqués essayant en vain d’éteindre un feu magique mais interdit et qui ne voulait pas mourir …

Ce moment fut le summum de la cohésion entre nous ; un vrai moment d’éternité et d’immortalité où rien ne pouvait nous arriver …

 

Et puis ce fut l’heure du départ pour les Klaus, affichage Ecaussysteme oblige, la mort dans l’âme. Comme pour ajouter à leur tristesse, peu après avoir quitté le groupe, ils ont croisé un faisan paniqué sur le bord de la route, sa faisane venait de se faire écraser par une voiture.

Le reste du groupe a continué son périple, allant même jusqu’à réussir l’exploit de rallier le port des Baleines et même pour certains le bois de Trousse-Chemise,  Dany réalisant d’ailleurs la même étape … mais en voiture ! Il faut dire que l’usage de la bicyclette lui est de moins en moins agréable !

La fin du séjour a été marquée par une superbe soirée dansante en plein air animée par un chanteur/disc-jockey dont on a oublié le nom, avec une température extérieure proche de 0°  … et par un dernier repas à l’Antioche, avec un karaoké très réussi et la rencontre d’un chanteur à la voix magnifique … Décidément, on les attire !

 

Belle Ile en Ré, à l’année prochaine !

 

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